Peinture - Christian Girault

La peinture occupait ma vie bien avant la photographie. Les premières réalisations doivent remonter à mes neuf ans. Lorsque quelques années plus tard, votre professeur scolaire vous propose de participer à un atelier de peinture à l'huile, c'est une occasion à saisir. Cela me plut et je persévérais sans plus de formation. L'éclat et la sensualité de la matière étaient tels qu'elle est quasiment devenue la seule pratiquée.
Il a fallu bâtir le volet technique durant les premières années, notamment en reproduisant des cartes postales signées David Hamilton - photographe très en vogue à l'époque -, des réalisations que me demandaient mes collègues lycéennes ou étudiantes. Toutes ces évanescences floues, ces couleurs fondues et ces transparences forgent assurément la technique. Après quoi, son évolution s'est plutôt concentrée sur l'adaptation à l'idée, et là tout devient possible.
En règle générale, l'idée de départ d'une œuvre provient d'une surprise, d'une émotion, survenant n'importe où, n'importe quand. Le romancier italien Umberto Eco déclarait "picorer sur Internet" pour affiner son inspiration. Je procède de la sorte, c'est même en général la première étape conceptuelle ; vient ensuite la modélisation du concept dans un logiciel de dessin, je vis avec mon temps. Un scénario s'établit, pour un "cinéaste sur toile".
Il faut alors laisser décanter l'idée en gestation. Parfois peu, parfois jusqu'à deux ans. Il arrive que l'idée se perde. Mais en principe, le concept s'améliore et s'enrichit. Lorsqu'il est ressenti comme abouti et que l'inspiration est présente, la réalisation peut commencer.
Il me plaît qu'un objet puisse venir se coller sur la toile - comme des éclats de miroir, ou un véritable miroir, des baguettes culinaires pour un design asiatique, des mini-toiles -, que la peinture dépasse sur le cadre et, c'est arrivé une fois, que la toile soit quasiment arrachée d'un châssis encadré pour un rendu spectaculaire. Un jeu à exploiter encore…
Quelques expositions, quelques récompenses :
- Salon des Artistes Lorrains 1989 (Metz) : 2e prix huile,
- Salon des Artistes Lorrains 1990 (Metz) : 1er prix huile,
- Salon des Artistes Lorrains 1991 (Metz) : 1er prix huile,
- Salon des Peintres du Dimanche 1991 (Aix-les-Bains) : 3e prix,
- Salon des Artistes Lorrains 1992 (Metz) : 1er prix huile,
- Salon des Artistes Savoyards 1994 (Cluses) : 2e prix huile,
- Salon des Peintres Savoyards 2013 (Bonneville) : ce salon n'organisait pas de concours,
- Exposition des Peintres martelais 2016 (Martel) : ce salon n'organisait pas de concours.
- Exposition des Peintres martelais 2017 (Martel) : ce salon n'organisait pas de concours.
Se ranger dans une famille artistique ? C'est assez compliqué lorsqu'on vénère un chantre de la lumière comme Johannes Verneer autant qu'un adepte ébouriffé du buzz tel que l'était Salvador Dalí. Quelque chose comme néo-réaliste pourrait convenir. Pierre Marcel Schmidt, un peintre normand, me qualifie d'"aventurier pictural"; la formule a de quoi me plaire, c'est certain.
Depuis les débuts, les titres sont en anglais, initialement en cas d'exposition à l'international, aujourd'hui opportun dans un cadre mondialisé.
En définitive :
Faut-il du talent ? Peut-être.
Faut-il de la volonté ? Indéniablement.

L'aventure picturale continue…

Painting occupied my life long before photography. The first achievements must go back to my nine. When a few years later, your school teacher invites you to take part in an oil painting workshop, it is an opportunity. I liked it and I persevere without more training. The brilliance and sensuality of the matter was such that it has almost become the only used.
The technical component had to be built during the early years, including reproduction of postcards signed David Hamilton - a famous photographer at the time -, pictures that were asking me by my high school or student feminine colleagues. All these soft focus evanescence, these faded colors and these transparencies certainly forge the technique. After that, its evolution has rather focused on adaptation to the idea, and then everything becomes possible.
In general, the starting idea of a work come from a surprise, an emotion, occurring anywhere, anytime. The Italian novelist Umberto Eco said he was "picking through the Internet" to refine his inspiration. I proceed in this way, it is even usually the first conceptual stage; then comes the modeling of the concept into a drawing software, I live with my time. A kind of storyboard for a "filmmaker on canvas."
Then it is necessary to clarify the idea in elaboration. Sometimes a bit, sometimes up to two years. Some idea can be given up. But usually the concept improves and enriches. When it is ready enough and if inspiration is present, the realization begins.
I also like fixing some objects on the canvas (like mirror shards, or a real mirror, cooking chopsticks for an Asian design, little canvas), painting on the frame of the picture and, it happens one occasion, almost tearing off the canvas from its frame for a dramatic effect. A game still to use ...
Some exhibitions, some awards:
- Salon des Artistes Lorrains 1989 (Metz): 2nd prize oil painting
- Salon des Artistes Lorrains 1990 (Metz): 1st prize oil painting
- Salon des Artistes Lorrains 1991 (Metz): 1st prize oil painting
- Salon des Peintres du Dimanche 1991 (Aix-les-Bains): 3rd prize
- Salon des Artistes Lorrains 1992 (Metz): 1st prize oil painting
- Salon des Artistes Savoyards 1994 (Cluses): 2nd prize oil painting
- Salon des Peintres Savoyards 2013 (Bonneville): this show did not organized competition,
- Exposition des Peintres martelais 2016 (Martel) : this show did not organized competition.
- Exposition des Peintres martelais 2017 (Martel) : this show did not organized competition.
Can I be classified in an artistic family? It's quite complicated when you revere a expert of light such Johannes Verneer as much as a amazing enthusiast of buzz as was Salvador Dalí. Something like neo-realist might be right. Pierre Marcel Schmidt, a Norman painter, described me as "pictorial adventurer"; the formula can enjoy me, for sure.
All told:
Is talent necessary? Maybe.
Is will necessary? Undeniably.

The pictorial adventure continues ...