Jura - Christian Girault
Jura

Quatre lacs, ils s'observent en belvédère ; d'autres encore, tous forment en ce Jura-là le domaine nommé petite Ecosse. Dole, s'est bien établie dans la plaine, baignée du canal et du Doubs. Elle expose sur son chemin balisé de chats (en référence à l'ouvrage "Les contes du chat perché" de Marcel Aymé, qui habita la ville) les richesses et les petits trésors de son patrimoine fourni. Attention ! La Vouivre, la Folle des eaux, pourrait revenir vous hanter. En franchissant les collines, la terre se fend et love, en ses lèvres calcaires, l'écrin magnifié de Beaume-les-Messieurs.
Saint-Claude dévale les reliefs, Saint-Claude rampe le long de l'onde de la Bienne et du Tacon. Ville de verticalité, elle exporte encore l'art de la pipe de bruyère.
Gorgées de pluie, les Cascades du Hérisson reflètent un soleil retrouvé, joyeuses et vigoureuses. Arbois s'érige en cité de caractère au centre des vignes du vin de paille. Sous le regard de la haute forteresse, c'est Salins-les-Bains qui affine ses thermes au pays du sel minier. Et niché en plein vignoble, le village de Montigny-lès-Arsures assure un tempo rural.
Au hasard d'une sortie essentiellement dans le département de l'Ain, un petit détour par les hauts plateaux du Jura ; un petit rappel de mes études de géologie devant le Chapeau de Gendarme.
Le lac des Rouges-Truites éveille la journée. Sur le plateau, Nozeroy étire ses membres de forteresse, aux pierres d'or. Le chatelain me montre la cascade de sa demeure, à Vaux-sur-Poligny, et puis, Poligny ensoleille ses traits historiques. Jura, entre hauteur et plaine, les glycines dégringolent sur Toulouse-le-Château. Chercher le château d'Arlay (seul et sans Davidson), il demeure pudique à ces heures de printemps. A Domblans, au château, le portail ouvert est invitation et les chiens invitent rapidement à sortir. Mais à Frontenay, la comtesse laisse le visiteur passer. Partout, le vin en gestation strie les collines. La plus intrépide a établi Château-Chalon, refuge de bien des caveaux vineux. Les cadrages villageois sont infinis, les surprises un essaim de bonheur. Au tournant de ses falaises, le cirque de Ladoye referme la journée.
Au petit matin, l'église de Sainte-Hymetière répare son toit. Arinthod fait également peau neuve, dans le chantier de sa place centrale à arcades. Il est alors bon de récupérer quelques bribes de nature dans les méandres reptiles du lac de Vouglans, fixé à son extrémité artificielle par le grand mur de l'électricité. L'ayant contourné, Moirans-en-montagne étend ses couleurs pastel dans le printemps motivé. Plus loin, Orgelet s'enroule autour de son fort clocher, décoche ses ruelles rénovées. Un peu de transition vers le nord, pour un regard sur le château du Pin. En franchissant une colline, la terre se fend et love, en ses lèvres calcaires, l'écrin magnifié de Beaume-les-Messieurs. Et puis, il faut clore ces lumières au petit village oublié de La Frasnée.

(Ces photos sont datées de 2011, 2012, 2014 et 2015)


Four Lakes, they are found in gazebo; others lakes, all in this Jura constutite the area named Little Scotland. Dole, is established right in the plain, bathed in the canal and Doubs River. On the path marked with cats (in reference to the book "Tales of the perched cat" by Marcel Aymé, who lived in the town) are displayed richness and little treasures of an opulent heritage. Be carful! The Vouivre, the Madwoman of the water, could come back and haunt you. After crossing the hills, the earth splits open and curl up the magnificent setting of Beaume-les-Messieurs in lips of limestone.
Saint-Claude hurtles down the reliefs, Saint-Claude crawls along the waters of the Bienne and the Tacon. City of verticality, it still exports the art of briar pipe.
Soaked with rain, Cascades of Hérisson (Hedgehog) reflect the recovered sun, joyful and vigorous. Arbois is erected as a character town in the center of vineyards of straw wine. Under the eyes of the upper fortress, there is Salins-les-Bains refining its thermal baths in the country of mining salt. And nestled in the fertile wine grapes, the village of Montigny-lès-Arsures ensures a rural tempo.
During a outing mainly in the Ain department, a small tour to the high plateaus of the Jura, a little reminder of my studies in geology at the Policeman's Hat.
Red Trouts Lake awake the day. On the plateau, Nozeroy stretches its fortified members, with gold stones. The chatelaine shows me the waterfall of his domain at Vaux-sur-Poligny, and then Poligny brightens her historic face. Jura, between heights and plain, the wisteria tumbles over Toulouse-le-Château. Search the Castle in Arlay (alone and without Davidson), it remains modest at these times of spring. A Domblans, at the castle, the gate is an open invitation and the dogs invite to get out quickly. But in Frontenay, the countess leaves the visitor pass. Everywhere the wine in gestation streaks the hills. The more intrepid established Château-Chalon, refuge for many wine-cellars. Photographic village framings are infinite, surprises are a swarm of happiness. At the turn of its cliffs, the corrie of Ladoye closes the day.
At dawn, the church of St. Hymetière is repairing his roof. Arinthod is also making a lifting in the workings of its arcaded central square. Then, it is so good to get some scraps of nature into the reptile meanders of Vouglans lake, fastened at its end by the great artificial wall of electricity. Having bypassed it, Moirans-en-montagne extends its pastel colors in the motivated spring. Further, Orgelet winds around its strong bell tower, throws its renovated lanes. Some transition to the north for a glance at the Le Pin Castle. After crossing a hill, the earth splits open and curl up the magnificent setting of Beaume-les-Messieurs in lips of limestone. And then, it is time to close these lights in the forgotten little village of La Frasnée.

(These pictures were taken in 2011, 2012, 2014 and 2015)